Quel est le fonctionnement des RTT dans le BTP ?

Charlie Piancatelli
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Mis à jour le : IDCC et rachat des RTT corrigés ; règles du forfait jours, de l'aménagement et du CET sourcées ; tableaux de jours sans source retirés.
Actualités›Quel est le fonctionnement des RTT dans le BTP ?
Visuel d’introduction expliquant le fonctionnement des RTT dans le BTP, illustré avec un design épuré aux couleurs de TIM Management.
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Points clés :

  • Les RTT attribuent des journées ou des demi-journées de repos aux salariés dont la durée de travail dépasse 35 heures par semaine.
  • Les RTT dépendent du statut du salarié et de l’accord applicable.
  • Une convention collective ou un accord d’entreprise fixe les conditions de prise des RTT, pour partie au choix du salarié et pour partie au choix de l’employeur, dans la limite de l’année.
  • Dans le BTP, les règles de temps de travail dépendent de la convention collective de l’activité principale de l’entreprise.

Dans le secteur du BTP, la gestion du temps de travail est un enjeu majeur. Entre les chantiers, les contraintes climatiques et les plannings serrés, comprendre comment fonctionnent les RTT dans le BTP est essentiel pour concilier performance et bien-être des équipes. La RTT attribue des journées ou des demi-journées de repos à un salarié dont la durée de travail est supérieure à 35 heures par semaine. C’est l’accord de RTT applicable dans l’entreprise qui détermine les salariés concernés (fiche Service-Public F34151).

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Qu’est-ce que les RTT ?

Les RTT attribuent des journées ou des demi-journées de repos aux salariés dont la durée de travail dépasse 35 heures par semaine. Leur bénéfice est fixé par une convention collective ou un accord d’entreprise ; depuis le 22 août 2008, aucun nouvel accord de RTT ne peut être signé, mais les accords antérieurs non dénoncés restent applicables.

Origine légale et cadre réglementaire

La réduction du temps de travail a été organisée par la loi du 13 juin 1998 d’orientation et d’incitation relative à la réduction du temps de travail, puis par la loi du 19 janvier 2000 relative à la réduction négociée du temps de travail. La durée légale du travail est fixée à 35 heures par semaine (article L3121-27).

Le bénéfice des jours de RTT est fixé par une convention collective ou par un accord d’entreprise. Il n’est plus possible de signer de nouveaux accords de RTT depuis le 22 août 2008, mais les accords signés avant cette date et non dénoncés restent applicables ; une entreprise créée après cette date peut appliquer la convention collective ou l’accord de branche en vigueur (fiche F34151). Un accord d’entreprise ou, à défaut, de branche peut aussi aménager le temps de travail sur une période supérieure à la semaine, d’un an au plus, ou de trois ans si un accord de branche l’autorise (article L3121-44). Pour comprendre les règles de décompte des heures, voir notre article sur le pointage et le Code du travail.

Un salarié qui travaille 35 heures par semaine ne bénéficie pas de jours de RTT.

RTT vs heures supplémentaires : distinction essentielle

Il est important de ne pas confondre RTT et heures supplémentaires.
Les heures supplémentaires sont accomplies au-delà de la durée légale hebdomadaire. À défaut d’accord, elles donnent lieu à une majoration de salaire de 25 % pour les huit premières heures, puis de 50 % (article L3121-36) ; un accord peut fixer un autre taux, d’au moins 10 % (article L3121-33). En savoir plus sur les heures supplémentaires dans le BTP.

Avec les RTT, un salarié dont le temps de travail effectif est de 39 heures par semaine bénéficie de 4 heures de RTT par semaine, soit une demi-journée. Les heures travaillées au-delà de 39 heures sont des heures supplémentaires (fiche F34151).

Pourquoi utiliser les RTT dans les entreprises de BTP ?

Le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics est concerné par la variabilité du temps de travail : délais de chantiers, conditions météorologiques, périodes de forte activité ou d’inactivité. Lorsque le temps de travail est aménagé sur l’année, les heures effectuées au-delà de 1 607 heures sont des heures supplémentaires (article L3121-41).

Pour les salariés, les RTT représentent une opportunité de mieux équilibrer vie professionnelle et personnelle.

Pour les employeurs, elles constituent un levier d’organisation du planning. Associées à des logiciels de pointage et de gestion de planning, elles facilitent la planification des absences et le suivi des heures travaillées sur chaque chantier.

Quelles conditions d’application des RTT dans le BTP ?

Les RTT dépendent du statut du salarié et de l’accord applicable. Les cadres et salariés autonomes peuvent relever d’un forfait en jours, limité à 218 jours ; les cadres dirigeants ne sont pas soumis aux règles de durée du travail. Pour un horaire hebdomadaire de 39 heures, le salarié bénéficie de 4 heures de RTT par semaine.

Applicabilité selon le statut (forfait jours, forfait heures)

Le forfait jours dans le BTP

Le forfait en jours sur l’année peut être conclu par les cadres qui disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps, et par les salariés dont la durée du temps de travail ne peut être prédéterminée et qui disposent d’une réelle autonomie (article L3121-58). Il est mis en place par un accord collectif d’entreprise ou, à défaut, de branche (article L3121-63), qui fixe le nombre de jours compris dans le forfait, dans la limite de 218 jours (article L3121-64).

Le tableau ci-dessous résume les principales règles :

Catégorie de salarié Règle Base juridique
Cadres autonomes et salariés autonomes (forfait jours) Nombre de jours fixé par l’accord, 218 jours au plus Code du travail, articles L3121-58 et L3121-64
Cadres dirigeants Non soumis aux règles de durée du travail et de repos Code du travail, article L3111-2
Autres salariés Jours de RTT selon l’accord applicable dans l’entreprise Fiche Service-Public F34151

Une convention collective ou un accord d’entreprise peut prévoir les conditions de prise des journées ou demi-journées de repos, pour partie au choix du salarié et pour partie au choix de l’employeur, et les délais maximum de prise, dans la limite de l’année (fiche F34151).

Cas des salariés soumis à un horaire hebdomadaire

Pour les salariés soumis à un horaire hebdomadaire, un temps de travail effectif de 39 heures donne droit à 4 heures de RTT par semaine, soit une demi-journée. Le salaire est maintenu dans les conditions habituelles pendant les jours de RTT (fiche F34151).

Rôle de l’accord collectif / convention collective / accord d’entreprise

Les RTT reposent sur une convention collective ou un accord d’entreprise. L’accord d’aménagement du temps de travail prévoit notamment (article L3121-44) :

  • la période de référence, d’un an au plus, ou de trois ans si un accord de branche l’autorise ;
  • les conditions et délais de prévenance des changements de durée ou d’horaires, fixés à 7 jours à défaut de stipulation (article L3121-47) ;
  • les conditions de prise en compte des absences, arrivées et départs en cours de période de référence.

À défaut d’accord, l’employeur peut répartir la durée du travail sur plusieurs semaines, dans la limite de 9 semaines pour les entreprises de moins de 50 salariés et de 4 semaines au-delà (article L3121-45).

Certaines entreprises du BTP choisissent d’intégrer ces paramètres dans leur logiciel de pointage et de gestion du planning pour automatiser le calcul des droits RTT.

Effets des absences, temps partiel, embauche en cours d’année

L’accord d’aménagement fixe les conditions de prise en compte des absences, ainsi que des arrivées et des départs en cours de période (article L3121-44). Les règles exactes dépendent donc de l’accord applicable dans l’entreprise.

Un salarié à temps partiel ne peut pas, en principe, bénéficier de jours de RTT, sauf si un accord particulier d’entreprise le prévoit (fiche F34151).

Pour une gestion conforme à l’accord, il est utile de disposer d’un outil de gestion RH ou d’un logiciel de pointage capable de recalculer les droits selon le taux d’activité et les absences enregistrées.

Infographie détaillant le fonctionnement des RTT dans le BTP : définition, statuts concernés, prise, report, rachat et outils de planification.

Comment prendre, reporter ou faire racheter ses RTT ?

Une convention collective ou un accord d’entreprise fixe les conditions de prise des RTT, pour partie au choix du salarié et pour partie au choix de l’employeur, dans la limite de l’année. Les jours non pris peuvent être versés sur un compte épargne-temps, s’il existe, ou rachetés par l’employeur pour les jours acquis jusqu’au 31 décembre 2026.

Conditions de prise des RTT : périodes imposées vs libre choix

Une convention collective ou un accord d’entreprise peut prévoir que les journées ou demi-journées de repos sont prises pour partie au choix du salarié et pour partie au choix de l’employeur, et fixer les délais maximum dans lesquels elles sont prises, dans la limite de l’année (fiche F34151).

Type de RTT Fixation Exemple dans le BTP
RTT au choix de l’employeur Selon les règles de l’accord Fermeture de chantier pendant la période des fêtes
RTT au choix du salarié Selon les règles de l’accord Chef de chantier qui pose une journée avant un week-end

Les jours doivent être planifiés en lien avec les plannings chantiers pour éviter toute désorganisation opérationnelle.

Report et perte des RTT non utilisés, rôle du CET

Les délais de prise des jours de RTT sont fixés par la convention collective ou l’accord d’entreprise, dans la limite de l’année. Plusieurs options peuvent éviter la perte de jours non pris :

  • Intégration au CET (compte épargne-temps) : s’il est mis en place par accord (article L3151-1), il permet d’accumuler des droits à congé rémunéré ou de bénéficier d’une rémunération, immédiate ou différée, en contrepartie des périodes de repos non prises (article L3151-2) ;
  • Rachat : les jours acquis et non pris peuvent être rachetés par l’employeur, à la demande du salarié (voir ci-dessous).
Option de gestion Conditions principales Effet pour le salarié
Versement sur CET Compte épargne-temps mis en place par accord Congé rémunéré ou rémunération, immédiate ou différée
Rachat Jours acquis du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2026, avec l’accord de l’employeur Rémunération majorée au moins du taux de la première heure supplémentaire

Rachat / monétisation des RTT : conditions, barème, extension 2026

Le dispositif de rachat des RTT est prévu par l’article 5 de la loi du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022. Le salarié qui le souhaite peut obtenir le rachat par son employeur des journées de RTT acquises et non prises, pour les jours acquis entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2026 (fiche F34151).

Le régime de ces sommes :

  • Majoration : la rémunération des journées rachetées est majorée au moins du taux applicable à la première heure supplémentaire ;
  • Impôt sur le revenu : exonération dans la limite de 7 500 € par an, plafond commun avec les heures supplémentaires (fiche F2617) ;
  • Cotisations : réduction des cotisations salariales d’assurance vieillesse, comme pour les heures supplémentaires, et, si l’employeur est éligible à la réduction générale des cotisations, déduction forfaitaire patronale de 1,50 € par heure en dessous de 20 salariés et de 0,50 € à partir de 20 salariés (Urssaf).

En cas de contrôle, l’employeur doit pouvoir fournir les demandes de rachat et leur acceptation, totale ou partielle (Urssaf).

Quelles spécificités des RTT dans le BTP ?

Dans le BTP, les règles de temps de travail dépendent de la convention collective de l’activité principale de l’entreprise. La saisonnalité, les intempéries et les délais de chantier influent sur la planification des RTT, et l’employeur doit pouvoir justifier les heures travaillées et les repos pris en cas de litige.

Les conventions collectives du BTP

Dans le BTP, les règles de temps de travail dépendent de la convention collective applicable, qui est celle de l’activité principale de l’entreprise (fiche F34151). Les principales conventions sont les suivantes (Code du travail numérique) :

Convention collective IDCC
Bâtiment, ouvriers (entreprises occupant jusqu’à 10 salariés) 1596
Bâtiment, ouvriers (entreprises occupant plus de 10 salariés) 1597
Bâtiment, ETAM 2609
Bâtiment, cadres 2420
Travaux publics, ouvriers 1702

Pour les fonctions à forte charge opérationnelle (conducteur de travaux, chef de projet, ingénieur d’études), vérifiez dans l’accord applicable le nombre de jours du forfait et les modalités de suivi, puis consignez-les dans le logiciel de gestion du personnel.

Contraintes techniques et saisonnières du BTP

L’un des défis du secteur du BTP réside dans sa saisonnalité et ses contraintes techniques. Les périodes de forte activité s’opposent à des phases de ralentissement (hiver, intempéries, congés collectifs). Cette variation influe sur la planification des RTT et des absences.

Les entreprises adaptent donc la gestion des RTT selon :

  • les conditions climatiques (arrêts pour intempéries ou périodes de grand froid) ;
  • les délais de chantier (livraison ou réception des travaux) ;
  • la mobilisation des équipes sur plusieurs sites simultanément ;
  • les fermetures collectives (par exemple pendant les fêtes de fin d’année).

Pour cette organisation, des entreprises utilisent un logiciel de planning et de pointage dédié au BTP.
Ces outils permettent :

  • de visualiser les disponibilités des salariés en fonction des chantiers ;
  • d’anticiper les besoins en main-d’œuvre selon la charge de travail ;
  • d’éviter les conflits d’absence entre équipes ou services ;
  • et d’assurer un suivi précis des heures et des RTT, y compris du seuil de 1 607 heures lorsque le temps de travail est aménagé sur l’année.

Risques contentieux et points de vigilance pour les entreprises de BTP

Une mauvaise gestion des RTT peut entraîner des litiges avec les salariés. Les points de vigilance :

  • Le repos quotidien d’au moins 11 heures consécutives (article L3131-1) et le repos hebdomadaire d’au moins 24 heures consécutives, auxquelles s’ajoutent les 11 heures de repos quotidien (article L3132-2) ;
  • Le suivi de la charge de travail des salariés au forfait jours : l’accord doit prévoir les modalités d’évaluation et de suivi régulier de cette charge (article L3121-64) ;
  • Des plannings irréguliers non conformes aux accords collectifs ;
  • L’absence de preuve en cas de litige sur les jours de RTT pris ou non pris.

Un suivi fiable du temps de travail, par exemple avec un logiciel de pointage, aide l’employeur à justifier les heures travaillées et les repos pris.

Pour limiter ces risques, les bonnes pratiques sont :

  • Mettre en place un outil de suivi du temps de travail adapté aux chantiers (badgeuse mobile, application de pointage) ;
  • Mettre à jour les accords d’entreprise (rachat RTT, CET) ;
  • Former les chefs de chantier et responsables RH à la réglementation du temps de travail ;
  • Archiver les relevés horaires et validations de RTT.

En combinant une gestion rigoureuse et des outils numériques fiables, les entreprises de BTP peuvent à la fois sécuriser leurs obligations légales et améliorer l’organisation de leurs équipes.

Photo réaliste d’une responsable RH travaillant sur un ordinateur dans un bureau moderne, gérant les RTT et les plannings du personnel BTP.

Conclusion

Dans le BTP, les RTT ne sont pas qu’une formalité administrative : elles sont un levier d’équilibre entre productivité et qualité de vie au travail.
Elles attribuent des jours ou demi-journées de repos aux salariés qui travaillent au-delà de 35 heures, selon l’accord applicable, tout en tenant compte des réalités du terrain : saisons, chantiers décalés, pics d’activité.

Une gestion claire des RTT est essentielle : respect de la convention collective et de l’accord d’entreprise, suivi précis des heures, anticipation des absences et application des règles de prise ou de rachat (pour les jours acquis jusqu’au 31 décembre 2026).

Des logiciels de pointage et de planning adaptés au BTP aident à suivre ces droits, fluidifient la communication interne et facilitent l’organisation des chantiers.

Sources

  1. Service-Public, fiche F34151 « Réduction du temps de travail (RTT) d'un salarié du secteur privé » (vérifiée le 25 septembre 2026 : salariés concernés, 39 heures, accords depuis le 22 août 2008, temps partiel, prise, rachat jusqu'au 31 décembre 2026, 7 500 €) (7 oct. 2026)
  2. Service-Public, fiche F2617 « Impôt sur le revenu : les heures supplémentaires sont-elles imposables ? » (plafond de 7 500 € incluant les jours de RTT rachetés) (7 oct. 2026)
  3. Urssaf, « Rachat des JRTT » (mise à jour du 25 mars 2026 : réduction salariale, déduction forfaitaire patronale de 1,50 € ou 0,50 €, jours acquis du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2026) (7 oct. 2026)
  4. Légifrance, loi n° 98-461 du 13 juin 1998 d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail (7 oct. 2026)
  5. Légifrance, loi n° 2000-37 du 19 janvier 2000 relative à la réduction négociée du temps de travail (7 oct. 2026)
  6. Code du travail, article L. 3121-27 (durée légale de 35 heures) (7 oct. 2026)
  7. Code du travail, article L. 3121-33 (taux de majoration fixé par accord, au moins 10 %) (7 oct. 2026)
  8. Code du travail, article L. 3121-36 (majorations de 25 % et 50 % à défaut d'accord) (7 oct. 2026)
  9. Code du travail, article L. 3121-41 (période de référence, 1 607 heures) (7 oct. 2026)
  10. Code du travail, article L. 3121-44 (accord d'aménagement du temps de travail) (7 oct. 2026)
  11. Code du travail, article L. 3121-45 (répartition par l'employeur sur 9 ou 4 semaines) (7 oct. 2026)
  12. Code du travail, article L. 3121-47 (délai de prévenance de 7 jours) (7 oct. 2026)
  13. Code du travail, article L. 3121-58 (salariés pouvant conclure un forfait en jours) (7 oct. 2026)
  14. Code du travail, article L. 3121-63 (forfaits mis en place par accord collectif) (7 oct. 2026)
  15. Code du travail, article L. 3121-64 (218 jours, suivi de la charge de travail) (7 oct. 2026)
  16. Code du travail, article L. 3111-2 (cadres dirigeants) (7 oct. 2026)
  17. Code du travail, article L. 3131-1 (repos quotidien de 11 heures) (7 oct. 2026)
  18. Code du travail, article L. 3132-2 (repos hebdomadaire de 24 heures plus le repos quotidien) (7 oct. 2026)
  19. Code du travail, article L. 3151-1 (compte épargne-temps mis en place par accord) (7 oct. 2026)
  20. Code du travail, article L. 3151-2 (droits accumulés sur le compte épargne-temps) (7 oct. 2026)
  21. Code du travail numérique, conventions collectives du BTP : IDCC 1596, 1597, 2609, 2420 et 1702 (7 oct. 2026)
Charlie Piancatelli

Rédigé par

Charlie Piancatelli

Co-fondateur de Tim Management

Co-fondateur de Tim. Traducteur officiel des problématiques du BTP en solutions qui marchent vraiment. Passionné par les logiciels du bâtiment et les solutions RH, il transforme le pointage, la planification et la gestion des équipes en outils simples, fluides et enfin utilisables sur chantier. Son truc : comprendre le terrain, éliminer la paperasse et faire gagner du temps aux pros qui n’en ont jamais. Objectif : moins d’administratif, plus de chantiers qui avancent

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Questions fréquentes

C’est l’accord de RTT applicable dans l’entreprise qui détermine les salariés concernés. Un salarié qui travaille 35 heures par semaine ne bénéficie pas de jours de RTT ; à 39 heures, il bénéficie de 4 heures de RTT par semaine, soit une demi-journée.
Les cadres au forfait jours travaillent un nombre de jours fixé par l’accord, dans la limite de 218 jours par an. Un salarié à temps partiel n’a pas de RTT en principe, sauf accord particulier.

Le calcul dépend du mode de travail : pour un salarié à l’horaire hebdomadaire, un temps de travail effectif de 39 heures donne 4 heures de RTT par semaine, soit une demi-journée ; pour un cadre au forfait jours, le nombre de jours travaillés est fixé par l’accord, dans la limite de 218 jours par an.

Le nombre exact de jours sur l’année dépend de l’accord collectif applicable, qui fixe aussi la prise en compte des absences, arrivées et départs.

Oui, selon l’accord en vigueur. Les jours de RTT non pris peuvent être pris dans les délais fixés par l’accord, dans la limite de l’année, versés sur un compte épargne-temps (CET) s’il est mis en place par accord, ou rachetés par l’employeur pour les jours acquis jusqu’au 31 décembre 2026.

Le rachat ouvre droit à une majoration au moins égale à celle de la première heure supplémentaire, à une exonération d’impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € par an et à une réduction des cotisations salariales d’assurance vieillesse.

La clé d’une gestion efficace des RTT réside dans la traçabilité et la planification. Un logiciel de pointage et de gestion des plannings permet de calculer les droits RTT selon le statut et les absences, conformément à l’accord, d’éviter les oublis ou erreurs administratives et de conserver la preuve des jours pris et des demandes de rachat.

Le logiciel aide aussi à anticiper les périodes creuses ou de surcharge sur les chantiers.

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