Grille de salaire BTP 2026

Aude Pretrelini
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Mis à jour le : Smic à jour, grille Bretagne 2026 en exemple daté, montants sans source retirés, heures sup et forfait jours sourcés, liens mis à jour.
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Illustration de couverture représentant la grille de salaire BTP 2026 et les salaires dans le secteur du bâtiment
4 minutes

En 2026, la grille de salaire du BTP fixe un salaire minimum par niveau et coefficient de classification. Pour les ouvriers du bâtiment, ces minima sont fixés à l’échelon régional et ne peuvent pas être inférieurs au Smic. S’y ajoutent des primes et indemnités prévues par les conventions collectives du bâtiment et des travaux publics, comme la prime de vacances BTP : pour les ouvriers du bâtiment des entreprises de plus de 10 salariés, elle représente 30 % de l’indemnité de congés payés correspondant à 24 jours ouvrables, sous condition de 1 675 heures de travail dans l’année de référence (article 5.25 de la convention IDCC 1597).

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Les grilles de salaires : catégories professionnelles

Dans le secteur du BTP, les salaires minimaux sont encadrés par les conventions collectives du bâtiment et des travaux publics et par les accords qui les complètent. Ils dépendent de la catégorie professionnelle (ouvriers, ETAM, cadres), du niveau ou coefficient de classification et, pour les ouvriers du bâtiment, de la région. À ce minimum peuvent s’ajouter des primes et indemnités.

Ouvriers : niveaux, coefficients, exemples de salaires minimums

Les ouvriers du bâtiment sont classés en 4 niveaux, avec des positions et des coefficients de 150 à 270 (articles 12.2 et 12.3 de la convention IDCC 1597). Les salaires minimaux sont fixés par accord paritaire régional, ou à défaut départemental (article 12.1). Exemple régional : l’accord Bretagne du 27 novembre 2025 fixe, à compter du 1er janvier 2026, les minima suivants pour 35 heures hebdomadaires (Légifrance, article 2).

Niveau / Position Coefficient Salaire mensuel minimal (Bretagne, 1er janvier 2026)
Niveau I – Position 1 150 1 863,43 €
Niveau I – Position 2 170 1 868,17 €
Niveau II 185 1 917,70 €
Niveau III – Position 1 210 2 064,78 €
Niveau III – Position 2 230 2 234,67 €
Niveau IV – Position 1 250 2 404,54 €
Niveau IV – Position 2 270 2 574,41 €

Ces montants valent pour la Bretagne seulement : chaque région fixe sa propre grille. Le salaire versé ne peut pas être inférieur au Smic (1 867,02 € brut par mois, Service-Public).

ETAM : classification, échelles régionales, minima selon niveau

Les ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise) du bâtiment relèvent de leur propre convention collective nationale (IDCC 2609). Leurs salaires minima peuvent aussi être fixés par accord régional : en Bretagne, un accord revalorise de 1 % au 1er janvier 2026 les minima des ouvriers et des ETAM du bâtiment (Fédération du BTP du Finistère, 07/01/2026). Le minimum applicable se lit dans la grille de la région et de l’année.

Cadres : grille nationale, forfait-jours et responsabilités

Les cadres du bâtiment relèvent de la convention collective nationale des cadres du bâtiment du 1er juin 2004 (IDCC 2420) ; les travaux publics ont leurs propres conventions. Le salaire minimum d’un cadre se vérifie dans les textes applicables à sa convention, à sa position et à l’année.

En 2026, la rémunération dans le secteur du BTP repose sur un socle légal commun à toutes les entreprises, complété par les conventions collectives du bâtiment et des travaux publics et par leurs accords. Ces textes fixent les salaires minima selon la catégorie professionnelle (ouvriers, ETAM, cadres), la classification et, pour les ouvriers du bâtiment, la région.

Le rôle du SMIC et le minimum conventionnel

Le Smic brut horaire est de 12,31 €, soit 1 867,02 € brut mensuel (Service-Public, fiche vérifiée le 1er juin 2026). La rémunération ne peut pas être inférieure à ce montant.

Dans le BTP, le salaire dépend aussi des minima conventionnels fixés selon la classification et, pour les ouvriers du bâtiment, la région.

Lorsqu’un minimum conventionnel devient inférieur au Smic, c’est le Smic qui s’applique. Exemple : le minimum Bretagne 2026 du niveau I position 1 (1 863,43 €) est inférieur au Smic mensuel actuel (1 867,02 €) ; l’ouvrier concerné doit percevoir au moins le Smic.

Les conventions collectives applicables : Bâtiment, Travaux Publics, ETAM, Cadres

Le secteur du BTP est encadré par plusieurs conventions collectives nationales (CCN), distinctes selon l’activité et le statut du salarié :

  • Bâtiment – ouvriers : conventions distinctes selon la taille de l’entreprise (jusqu’à 10 salariés, IDCC 1596, ou plus de 10 salariés, IDCC 1597).
  • Bâtiment – ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise, IDCC 2609).
  • Bâtiment – Cadres (IDCC 2420).
  • Travaux publics, avec leurs propres conventions.

Ces conventions et leurs accords prévoient aussi des dispositions spécifiques, comme les indemnités de petits déplacements ou la prime de vacances. Les intempéries relèvent d’un régime légal d’indemnisation : voir le chômage intempéries dans le BTP.

Différences selon la taille de l’entreprise (> ou < 10 salariés) et selon la région

Les ouvriers du bâtiment relèvent de deux conventions selon la taille de l’entreprise : jusqu’à 10 salariés (IDCC 1596) ou plus de 10 salariés (IDCC 1597).

Les salaires minimaux étant fixés à l’échelon régional, ils varient d’une région à l’autre. L’accord Bretagne 2026 s’applique ainsi aux deux conventions (IDCC 1596 et 1597), dans les quatre départements de la région (Légifrance).

Les services RH doivent donc se référer à la grille correspondant à leur convention collective, à leur région et à l’année.

Tableau de la grille de salaire BTP 2026 présentant les salaires minimums bruts en France et en Île-de-France pour les ouvriers, ETAM et cadres

Composantes complémentaires de la rémunération

Au-delà du salaire de base fixé par les grilles conventionnelles, les salariés du BTP peuvent percevoir des éléments complémentaires prévus par le Code du travail et les conventions collectives, liés notamment à la mobilité sur chantier et aux horaires.

Primes, indemnités, IPD (petits déplacements)

Les conventions collectives du BTP prévoient plusieurs primes et indemnités, dues lorsque leurs conditions sont réunies :

  • Indemnités de petits déplacements (IPD) :
    pour les ouvriers du bâtiment, trois indemnités forfaitaires de repas, de frais de transport et de trajet (article 8.11 de la convention IDCC 1597). Leurs montants dépendent de la zone du chantier et sont fixés à l’échelon régional : en Bretagne, ils ont été actualisés par accord régional pour 2026 (Fédération du BTP du Finistère).
  • Prime de panier repas :
    le montant conventionnel dépend de l’accord régional. Son exonération de cotisations est limitée par les barèmes Urssaf 2026 : 10,40 € lorsque le salarié en déplacement n’est pas contraint de prendre son repas au restaurant, 21,40 € lorsqu’il l’est (Urssaf).

Heures supplémentaires, majorations et forfait jours

Les heures supplémentaires, accomplies au-delà de la durée légale de 35 heures par semaine (article L3121-27), sont majorées, à défaut d’accord (article L3121-36) :

  • Majorations de 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires, soit de la 36e à la 43e heure.
  • Majorations de 50 % à compter de la 44e heure.

Un accord d’entreprise ou, à défaut, de branche peut fixer un autre taux, qui ne peut pas être inférieur à 10 % (article L3121-33).

Les salariés au forfait en jours (cadres autonomes et salariés dont la durée du travail ne peut être prédéterminée, article L3121-58) ne sont pas soumis à la durée légale hebdomadaire (article L3121-62). Leur temps de travail se décompte en jours, dans la limite de 218 jours par an fixée par l’accord collectif (article L3121-64).

Avantages en nature et avantages liés au chantier

Un avantage en nature est la fourniture ou la mise à disposition d’un bien ou d’un service qui permet au salarié de faire l’économie de frais qu’il aurait normalement supportés. Il fait partie de la rémunération et entre dans l’assiette des cotisations (BOSS, avantages en nature). Des forfaits d’évaluation existent notamment pour :

  • Véhicule mis à disposition, lorsqu’il peut servir à un usage personnel.
  • Nourriture fournie gratuitement par l’employeur.
  • Logement mis à disposition gratuitement ou contre une faible participation.

Ces éléments doivent être correctement pris en compte dans la gestion de la paie. Avec le pointage mobile sur chantier de Tim, les heures pointées depuis l’application remontent pour validation et les absences sont déclarées depuis le chantier.

Cas pratiques et simulations

Pour mieux comprendre l’usage d’une grille de salaires BTP en 2026, voici des exemples construits sur une grille réelle : celle des ouvriers du bâtiment de Bretagne au 1er janvier 2026 (Légifrance). Ils ne valent que pour cette région ; dans une autre région, il faut reprendre la grille de l’accord régional applicable.

Exemple : ouvrier niveau I vs ouvrier niveau IV selon la région

Un ouvrier niveau I position 1 (coefficient 150) a, en Bretagne, un minimum conventionnel de 1 863,43 € pour 35 heures. Ce montant étant inférieur au Smic mensuel (1 867,02 €), l’employeur doit lui verser au moins 1 867,02 €.

Un ouvrier niveau IV position 2 (coefficient 270), maître ouvrier ou chef d’équipe, a un minimum de 2 574,41 €, soit 707,39 € de plus que le Smic mensuel.

Catégorie Coefficient Minimum Bretagne 2026 Salaire minimum à verser
Ouvrier niveau I – Position 1 150 1 863,43 € 1 867,02 € (Smic)
Ouvrier niveau IV – Position 2 270 2 574,41 € 2 574,41 €

 

Exemple : ETAM avec responsabilités, ou cadre au forfait jours

Pour un ETAM ou un cadre, la méthode est la même : identifier la convention applicable (IDCC 2609 pour les ETAM du bâtiment, IDCC 2420 pour les cadres du bâtiment), le niveau ou la position du salarié, puis le minimum fixé pour l’année par les textes applicables, en vérifiant qu’il n’est pas inférieur au Smic.

Pour un cadre au forfait jours, la convention individuelle fixe le nombre de jours travaillés, dans la limite de 218 jours par an (article L3121-64).

Conclusion sur les grilles de salaires dans le BTP

La grille de salaire BTP 2026 se lit par convention, par niveau et, pour les ouvriers du bâtiment, par région. En Bretagne par exemple, un accord régional revalorise de 1 % au 1er janvier 2026 les minima des ouvriers et des ETAM du bâtiment ; chaque minimum reste soumis au plancher du Smic.

Au-delà du salaire de base fixé par les grilles conventionnelles, les primes, les indemnités de déplacement et les heures supplémentaires jouent un rôle déterminant dans la rémunération réelle des salariés du BTP. Ces compléments permettent de tenir compte des contraintes spécifiques du travail sur chantier, telles que la mobilité, les conditions de travail ou les variations d’activité.

Pour suivre les heures qui servent de base à la paie, un logiciel de pointage et de planning permet aux équipes de pointer depuis le chantier et au bureau de valider les heures remontées.

En résumé, connaître la grille de sa région, les règles conventionnelles et le montant du Smic permet de vérifier chaque bulletin.

Sources

  1. Légifrance, accord régional Bretagne du 27 novembre 2025 relatif aux salaires minimaux des ouvriers du bâtiment au 1er janvier 2026 (IDCC 1596 et 1597, étendu par arrêté du 3 février 2026), article 2 (8 oct. 2026)
  2. Légifrance, convention collective nationale des ouvriers du bâtiment (plus de 10 salariés, IDCC 1597), titre XII, articles 12.1 à 12.3 (salaires minimaux fixés à l'échelon régional, 4 niveaux et coefficients) (8 oct. 2026)
  3. Service-Public, fiche F2300 « Smic » (vérifiée le 1er juin 2026 : 12,31 € brut de l'heure, 1 867,02 € brut par mois) (8 oct. 2026)
  4. Code du travail numérique, convention collective nationale des employés, techniciens et agents de maîtrise du bâtiment (IDCC 2609) (8 oct. 2026)
  5. Code du travail numérique, convention collective nationale des cadres du bâtiment du 1er juin 2004 (IDCC 2420) (8 oct. 2026)
  6. FFB, Fédération du BTP du Finistère, « Grilles de salaires 2026 – Bâtiment et Travaux Publics dans le Finistère » (07/01/2026 : accords régionaux Bretagne, minima des ouvriers et des ETAM, indemnités de petits déplacements) (8 oct. 2026)
  7. Légifrance, convention collective nationale des ouvriers du bâtiment (plus de 10 salariés, IDCC 1597), article 5.25 (prime de vacances de 30 %, condition de 1 675 heures) (8 oct. 2026)
  8. Légifrance, convention collective nationale des ouvriers du bâtiment (plus de 10 salariés, IDCC 1597), article 8.11 (trois indemnités forfaitaires de petits déplacements) (8 oct. 2026)
  9. Urssaf, taux et barèmes « Frais professionnels » 2026 (indemnités de repas : 7,50 €, 10,40 € et 21,40 €) (8 oct. 2026)
  10. Code du travail, art. L3121-27 (durée légale de 35 heures) (8 oct. 2026)
  11. Code du travail, art. L3121-36 (majorations de 25 % puis 50 % à défaut d'accord) (8 oct. 2026)
  12. Code du travail, art. L3121-33 (taux fixé par accord, au moins 10 %) (8 oct. 2026)
  13. Code du travail, art. L3121-58 (salariés pouvant conclure un forfait en jours) (8 oct. 2026)
  14. Code du travail, art. L3121-62 (forfait en jours : pas de durée légale hebdomadaire) (8 oct. 2026)
  15. Code du travail, art. L3121-64 (forfait en jours dans la limite de 218 jours) (8 oct. 2026)
  16. BOSS, rubrique « Avantages en nature » (définition, intégration dans l'assiette des cotisations, évaluation forfaitaire de la nourriture, du logement et du véhicule) (8 oct. 2026)
Aude Pretrelini

Rédigé par

Aude Pretrelini

La sniper du contenu RH, elle transforme le droit du travail en phrases que même ton boss comprend. Depuis 2022, elle pilote la stratégie édito comme une cheffe d’orchestre, rédige des articles ultra pratico-pratiques pour dirigeants, RH et managers, et résume les galères sociales &amp; légales comme si c’était de la poésie. Un seul objectif, que personne ne dise plus jamais ‘j’ai pas compris la loi’.

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Questions fréquentes

Le salaire minimum d’un ouvrier du BTP est le minimum conventionnel de sa classification, fixé par l’accord régional applicable, sans pouvoir être inférieur au Smic :
– 12,31 € brut de l’heure
– 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures hebdomadaires (Service-Public, fiche vérifiée le 1er juin 2026)

Exemple : en Bretagne, le minimum 2026 du niveau I position 1 est de 1 863,43 € ; l’ouvrier doit donc percevoir au moins le Smic.

Le Smic est le salaire minimum légal : 12,31 € brut de l’heure, soit 1 867,02 € brut par mois. Aucun salarié ne peut être payé en dessous.
Le minimum conventionnel est fixé par la convention collective et ses accords, selon la classification et, pour les ouvriers du bâtiment, la région.
Règle clé : le salarié perçoit au moins le plus élevé des deux montants.

Dans le BTP, le salaire de base peut être complété par plusieurs primes et indemnités prévues par les conventions collectives ou par la loi :
Indemnités de petits déplacements : repas, frais de transport et trajet pour les ouvriers, selon la zone du chantier, avec des montants fixés à l’échelon régional.
Heures supplémentaires : majorées de 25 % puis 50 % à défaut d’accord.
Prime de vacances : pour les ouvriers du bâtiment (plus de 10 salariés), 30 % de l’indemnité de congés correspondant à 24 jours ouvrables, sous condition de 1 675 heures.
Indemnités d’intempéries : versées en cas d’arrêt de chantier pour conditions météorologiques.

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Faire remonter les heures pointées pour validation.
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