Grille de salaire BTP 2026

Pretrelini, Aude

Pretrelini, Aude

Publié le : 16 Sep, 2025
Mis à jour le : 14 Jan 2026
Illustration de couverture représentant la grille de salaire BTP 2026 et les salaires dans le secteur du bâtiment
4 minutes

En 2026, la prime de vacances BTP reste un avantage essentiel pour les salariés du bâtiment et des travaux publics. Prévue par les conventions collectives, elle représente 30 % de l’indemnité de congés payés et concerne aussi bien les ouvriers que les ETAM et cadres. Chaque année, plus de 1,2 million de salariés en bénéficient, garantissant un soutien financier supplémentaire au moment des congés d’été.

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Les grilles de salaires : catégories professionnelles

Dans le secteur du BTP, les salaires sont encadrés par des grilles définies dans les conventions collectives applicables au bâtiment et aux travaux publics. Ces grilles tiennent compte de la catégorie professionnelle (ouvriers, ETAM, cadres), du coefficient, de la région et de la taille de l’entreprise. Elles garantissent une rémunération minimale obligatoire, à laquelle peuvent s’ajouter des primes et indemnités.

Ouvriers : niveaux, coefficients, exemples de salaires minimums

Les ouvriers du bâtiment et des travaux publics sont classés selon plusieurs niveaux et coefficients définis par les conventions collectives et les accords régionaux. En 2026, les salaires minima sont réévalués par accords régionaux ou de branche, avec des variations selon les territoires. Le salaire applicable doit toujours être au moins égal au SMIC en vigueur (1 823,03 € brut mensuel pour 35 h au 1er janvier 2026). :contentReference[oaicite:0]{index=0}

Niveau / Position Coefficient Exemple de salaire minimum brut mensuel
Niveau I – Position 1 (Île-de-France) 150 ≈ 1 823 € brut mensuel*
Niveau I – Position 2 (Île-de-France) 170 ≈ 1 835 € brut mensuel*
Niveau II (Île-de-France) 185 ≈ 1 876 € brut mensuel*
Niveau III – Position 1 (Île-de-France) 210 ≈ 2 011 € brut mensuel*
Niveau III – Position 2 (Île-de-France) 230 ≈ 2 133 € brut mensuel*

*Ces exemples sont des minima observés dans des accords régionaux de l’Île-de-France pour 2026 ; ils sont ici indicatifs car chaque région ou convention collective peut définir des valeurs différentes. :contentReference[oaicite:1]{index=1}

ETAM : classification, échelles régionales, minima selon niveau

Les ETAM (Employés, Techniciens et Agents de Maîtrise) disposent de salaires minima conventionnels qui varient selon la région et la convention collective. En 2026, ces minima doivent être au moins égaux au SMIC (1 823,03 € brut mensuel pour 35 h). :contentReference[oaicite:2]{index=2}

Catégorie / Niveau Coefficient Exemple de salaire minimum brut mensuel
ETAM niveau de base 150-170 ≈ 1 820 € à 1 900 € brut mensuel*
Technicien confirmé 200-250 ≈ 2 000 € à 2 200 € brut mensuel*
Agent de maîtrise supérieur 300+ ≈ 2 300 €+ brut mensuel*

*Valeurs indicatives en 2026 basées sur minima régionaux et grilles observées ; elles varient fortement selon la région et la convention collective applicable. :contentReference[oaicite:3]{index=3}

Cadres : grille nationale, forfait-jours et responsabilités

Les cadres du BTP, notamment en Travaux Publics, ont des salaires minima conventionnels qui peuvent être négociés ou, pour 2026, fixés par décision unilatérale des organisations patronales. Il n’existe pas une grille nationale unique, mais des repères conventionnels selon les classifications. :contentReference[oaicite:4]{index=4}

Position cadre Coefficient indicatif Exemple de salaire minimum brut mensuel
Cadre débutant base conventionnelle ≈ 3 000 €+ brut mensuel*
Cadre confirmé niveau intermédiaire ≈ 3 300 €+ brut mensuel*
Cadre supérieur niveau élevé ≈ 3 600 €+ brut mensuel*

*Ces fourchettes sont des repères estimés en 2026 à partir des minima observés, les valeurs exactes dépendant de la convention collective (Bâtiment ou Travaux Publics) et des accords applicables. :contentReference[oaicite:5]{index=5}

Référentiel légal et conventions collectives du BTP en 2026

En 2026, la rémunération dans le secteur du BTP repose sur un socle légal commun à toutes les entreprises françaises, complété par les accords de branche et les conventions collectives applicables au bâtiment et aux travaux publics. Ces textes définissent les salaires minima selon la catégorie professionnelle (ouvriers, ETAM, cadres), la taille de l’entreprise et, dans certains cas, la localisation géographique. Ils sont obligatoires et doivent être respectés par l’employeur sous peine de sanctions.

Le rôle du SMIC et le minimum conventionnel

Le SMIC brut horaire au 1er janvier 2026 est fixé à 12,02 €, soit environ 1 823 € brut mensuel pour une durée légale de travail de 35 heures hebdomadaires. Aucun salarié ne peut être rémunéré en dessous de ce seuil légal.

Toutefois, dans le secteur du BTP, le salaire applicable ne se limite pas au SMIC. Il dépend également des minima conventionnels définis par les conventions collectives et les accords de branche, qui prennent en compte les coefficients, les classifications et parfois la région d’exercice.

Ces minima conventionnels sont fréquemment supérieurs au SMIC, notamment pour les ouvriers qualifiés, les ETAM et les cadres. L’employeur doit toujours appliquer le salaire le plus favorable au salarié entre le SMIC en vigueur et le minimum conventionnel correspondant à sa classification.

Les conventions collectives applicables : Bâtiment, Travaux Publics, ETAM, Cadres

Le secteur du BTP est encadré par plusieurs conventions collectives nationales (CCN), distinctes selon l’activité et le statut du salarié :

  • Bâtiment – ouvriers : conventions distinctes selon la taille de l’entreprise (jusqu’à 10 salariés ou plus de 10 salariés).
  • Bâtiment – ETAM (Employés, Techniciens et Agents de Maîtrise).
  • Bâtiment – Cadres, incluant notamment les dispositifs de rémunération au forfait-jours.
  • Travaux publics, avec des grilles spécifiques pour les ouvriers, les ETAM et les cadres.

Ces conventions, négociées entre les organisations syndicales de salariés et les organisations patronales représentatives du secteur (FNTP, FFB, CAPEB, etc.), fixent les salaires minima applicables au 1er janvier ou au 1er juillet 2026, selon les accords conclus. Elles intègrent également des dispositions spécifiques telles que les indemnités de petits déplacements (IPD), les primes de panier repas ou encore les majorations liées aux intempéries.

Différences selon la taille de l’entreprise (> ou < 10 salariés) et selon la région

Les grilles de salaires applicables dans le BTP varient en fonction de la taille de l’entreprise :

  • Entreprises de moins de 10 salariés : barèmes spécifiques, généralement légèrement inférieurs, adaptés aux contraintes économiques des TPE.
  • Entreprises de plus de 10 salariés : barèmes revalorisés, applicables à la majorité des PME et aux grandes entreprises du secteur.

À ces distinctions s’ajoutent des différences régionales. En Île-de-France, par exemple, les minima conventionnels sont supérieurs à ceux pratiqués en province afin de tenir compte du coût de la vie. D’autres régions peuvent également prévoir des ajustements spécifiques, notamment dans des zones dites tendues comme le Grand Est, l’Auvergne-Rhône-Alpes ou la région PACA.

Ces variations obligent les services RH et les dirigeants d’entreprise à se référer avec précision à la grille correspondant à leur convention collective, à leur effectif et à leur zone géographique. D’où l’intérêt de s’appuyer sur un logiciel de gestion et de pointage BTP afin de sécuriser les calculs de rémunération et d’éviter toute erreur de conformité.

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Composantes complémentaires de la rémunération

Au-delà du salaire de base fixé par les grilles conventionnelles, les salariés du BTP perçoivent différentes composantes complémentaires prévues par le Code du travail et les conventions collectives. Ces éléments jouent un rôle essentiel pour tenir compte des contraintes du travail sur chantier (mobilité, horaires, conditions de travail) et garantir une rémunération globale adaptée aux réalités du secteur.

Primes, indemnités, IPD (petits déplacements)

Les conventions collectives du BTP prévoient plusieurs primes et indemnités, dont certaines sont obligatoires dès lors que les conditions sont réunies :

  • Indemnités de petits déplacements (IPD) :
    elles compensent les frais de trajet entre le domicile et le chantier lorsque celui-ci est distinct du lieu habituel de travail. Leur montant dépend de la zone géographique (zones 1 à 5 selon les conventions) et se situe généralement, en 2026, entre environ 5 € et 12 € par jour, selon la distance parcourue.
  • Prime de panier repas :
    versée lorsque le salarié ne peut pas prendre son repas à son domicile ou dans un local mis à disposition par l’employeur. En 2026, les montants pratiqués dans le BTP se situent en moyenne entre 10 € et 11,50 € par jour travaillé, selon la convention collective et les accords applicables.
  • Primes diverses :
    prime d’ancienneté, prime d’outillage, prime de chantier ou primes spécifiques prévues par certaines branches ou accords d’entreprise.

Heures supplémentaires, majorations et forfait jours

L’activité dans le BTP implique fréquemment le recours aux
heures supplémentaires, lesquelles doivent être rémunérées conformément aux dispositions légales en vigueur :

  • Majorations de 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires, soit de la 36e à la 43e heure.
  • Majorations de 50 % à compter de la 44e heure.

Ces taux constituent le minimum légal et peuvent être améliorés par les conventions collectives ou par des accords d’entreprise.

Les cadres au forfait jours, quant à eux, ne décomptent pas leurs heures supplémentaires. Leur temps de travail est organisé en nombre de jours travaillés dans l’année, généralement plafonné à 218 jours par an, avec l’attribution de jours de repos supplémentaires (RTT) destinés à respecter les temps de repos légaux.

Avantages en nature et avantages liés au chantier

En complément de leur rémunération, certains salariés du BTP peuvent bénéficier d’avantages en nature, qui doivent être évalués et déclarés sur le bulletin de paie :

  • Véhicule de service, mis à disposition pour les déplacements professionnels et, selon les cas, pour un usage personnel partiel.
  • Outillage et équipements professionnels fournis par l’entreprise, lorsque leur utilisation dépasse le strict cadre professionnel.
  • Logement ou hébergement de chantier, notamment lorsque le chantier est éloigné du domicile habituel du salarié.

Ces éléments doivent être correctement pris en compte dans la gestion de la paie. L’utilisation d’un
logiciel de gestion du pointage et du planning BTP
permet de centraliser les données, de sécuriser les calculs et d’assurer une parfaite transparence vis-à-vis des salariés comme de l’administration.

Cas pratiques et simulations

Pour mieux comprendre l’impact concret des grilles de salaires BTP en 2026, voici quelques exemples pratiques de calcul. Ces simulations illustrent les écarts de rémunération selon le niveau de classification, la région et le statut du salarié (ouvrier, ETAM ou cadre). Les montants indiqués correspondent à des ordres de grandeur observés en 2026 et peuvent varier selon la convention collective applicable, la taille de l’entreprise et la région.

Exemple : ouvrier niveau I vs ouvrier niveau IV selon la région

Un ouvrier niveau I (coefficient 120), employé dans une entreprise de plus de 10 salariés, perçoit en 2026 un salaire minimum brut mensuel aligné sur le SMIC, soit environ 1 823 € en province pour 35 heures hebdomadaires. En Île-de-France, un ajustement régional peut s’appliquer, portant le salaire minimum brut mensuel à environ 1 860 €, selon les conventions collectives et accords régionaux en vigueur.

À l’inverse, un ouvrier niveau IV (coefficient 210), disposant d’une qualification et d’une expérience plus élevées, bénéficie de minima conventionnels supérieurs. En 2026, son salaire minimum brut mensuel se situe autour de 2 100 € en province et peut atteindre environ 2 180 € en Île-de-France. L’écart régional représente ainsi généralement 50 € à 100 € par mois, ce qui a un impact direct sur le coût global de la main-d’œuvre sur un chantier.

Catégorie Coefficient Salaire minimum brut (Province) Salaire minimum brut (Île-de-France)
Ouvrier niveau I 120 ≈ 1 823 € ≈ 1 860 €
Ouvrier niveau IV 210 ≈ 2 100 € ≈ 2 180 €

 

Exemple : ETAM avec responsabilités, ou cadre au forfait jours

Prenons le cas d’un technicien ETAM confirmé (coefficient 350). En 2026, son salaire minimum brut mensuel se situe autour de 2 300 € en province et d’environ 2 380 € en Île-de-France. Lorsqu’il exerce des responsabilités supplémentaires, telles que la gestion d’équipe ou le suivi de planning, la rémunération proposée dépasse fréquemment les minima conventionnels et se situe le plus souvent entre 2 600 € et 2 800 € brut mensuel.

Pour un cadre au forfait jours (coefficient 600), la rémunération minimale conventionnelle observée en 2026 s’établit autour de 3 600 € brut par mois. Dans la pratique, afin d’attirer et de fidéliser des profils qualifiés, de nombreuses entreprises du BTP proposent des rémunérations supérieures, généralement comprises entre 4 000 € et 4 500 € brut mensuel. Ce type de poste nécessite un suivi rigoureux du temps de travail, du pointage et du planning, afin de rester conforme à la réglementation applicable au forfait jours.

Statut Coefficient Salaire minimum brut (Province) Salaire minimum brut (Île-de-France) Rémunération usuelle avec responsabilités
Technicien ETAM confirmé 350 ≈ 2 300 € ≈ 2 380 € 2 600 € – 2 800 €
Cadre au forfait jours 600 ≈ 3 600 € ≈ 3 700 € 4 000 € – 4 500 €

Conclusion sur les grilles de salaires dans le BTP

La grille de salaire BTP 2026 s’inscrit dans une dynamique de revalorisation plus modérée que les années précédentes. Les ajustements observés en 2026 varient selon les conventions collectives, les régions et les catégories professionnelles (ouvriers, ETAM, cadres), avec des hausses généralement comprises entre 1 % et 2 % selon les accords de branche ou régionaux applicables.

Au-delà du salaire de base fixé par les grilles conventionnelles, les primes, les indemnités de déplacement et les heures supplémentaires jouent un rôle déterminant dans la rémunération réelle des salariés du BTP. Ces compléments permettent de tenir compte des contraintes spécifiques du travail sur chantier, telles que la mobilité, les conditions de travail ou les variations d’activité.

Pour les PME comme pour les grandes entreprises du secteur, s’appuyer sur un
logiciel de pointage et de planning
devient indispensable afin d’assurer la conformité légale, d’optimiser la gestion des coûts de main-d’œuvre et de garantir la transparence vis-à-vis des salariés.

En résumé, la bonne maîtrise des grilles de salaires, des règles conventionnelles et des outils de suivi constitue un levier stratégique pour anticiper les budgets, sécuriser la gestion sociale et fidéliser les équipes dans un contexte de tension sur l’emploi et d’ajustements salariaux continus en 2026.

Aude Pretrelini
La sniper du contenu RH, elle transforme le droit du travail en phrases que même ton boss comprend. Depuis 2022, elle pilote la stratégie édito comme une cheffe d’orchestre, rédige des articles ultra pratico-pratiques pour dirigeants, RH et managers, et résume les galères sociales & légales comme si c’était de la poésie. Un seul objectif, que personne ne dise plus jamais ‘j’ai pas compris la loi’.

Foire aux questions

Quel est le salaire minimum d’un ouvrier du BTP en 2026 ?

Le salaire minimum d’un ouvrier du BTP en 2026 est le SMIC, soit :
– 12,02 € brut de l’heure
– ≈ 1 823 € brut par mois pour 35 heures hebdomadaires

C’est le minimum légal incompressible en France.
Un ouvrier du BTP ne peut jamais être payé en dessous, quelle que soit sa qualification.

Quelle est la différence entre le SMIC et le minimum conventionnel dans le BTP ?

Le SMIC est le salaire minimum légal national : en 2026, 12,02 € brut/h, soit ≈ 1 823 € brut/mois (35h). Aucun salarié ne peut être payé en dessous.
Le minimum conventionnel est le salaire minimum fixé par la convention collective du BTP (selon le métier, le coefficient, la région et la taille de l’entreprise). Il est souvent supérieur au SMIC.
Règle clé : l’employeur doit toujours appliquer le salaire le plus favorable entre le SMIC et le minimum conventionnel.

Quelles primes et indemnités complètent le salaire de base dans le BTP ?

Dans le BTP, le salaire de base est souvent complété par plusieurs primes et indemnités, prévues par les conventions collectives :
Indemnités de petits déplacements (IPD) : compensent les frais de trajet domicile–chantier, variables selon la distance et la zone.
Prime de panier repas : versée lorsque le salarié ne peut pas déjeuner à son domicile ou sur un site équipé.
Heures supplémentaires : majorées légalement (+25 % puis +50 %).
Primes diverses : ancienneté, outillage, prime de chantier, selon la branche ou l’entreprise.
Indemnités d’intempéries : versées en cas d’arrêt de chantier pour conditions météorologiques.
Ces compléments peuvent représenter une part importante de la rémunération réelle dans le BTP, au-delà du salaire de base.

Comment un logiciel de pointage et de planning aide-t-il à gérer les salaires BTP ?

Un logiciel de pointage et de planning facilite la gestion des salaires BTP en permettant de :
Suivre précisément les heures travaillées (temps de travail réel, heures supplémentaires, absences).
Calculer automatiquement les majorations (heures sup, travail exceptionnel, repos).
Intégrer les primes et indemnités (IPD, panier repas, primes de chantier).
Sécuriser la conformité légale (respect du SMIC, des minima conventionnels et du temps de travail).
Fiabiliser la paie et réduire les erreurs manuelles liées aux tableaux Excel.
Résultat : gain de temps, moins d’erreurs et meilleure maîtrise des coûts de main-d’œuvre sur les chantiers.

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