Le jour de fractionnement est un avantage prévu par le Code du travail (article L3141-19). Il s’agit de jours de congés payés supplémentaires accordés aux salariés lorsque le congé principal de 24 jours ouvrables n’est pas pris en totalité pendant la période légale, fixée entre le 1er mai et le 31 octobre.
Autrement dit, si une partie des congés est posée en dehors de cette période, le salarié peut obtenir jusqu’à 2 jours supplémentaires, appelés « jours de fractionnement ». L’objectif : compenser le désagrément de devoir fractionner ses congés au lieu de les prendre d’un seul bloc, souvent pour des raisons liées à l’activité ou à la planification des équipes.
Un dispositif toujours en vigueur en 2026
En 2026, les règles du jour de fractionnement demeurent inchangées. Ce droit s’applique à l’ensemble des salariés, sauf disposition contraire d’un accord collectif ou d’une convention de branche. Dans le secteur du BTP, où les contraintes de chantier imposent souvent des périodes de travail intenses en été, le fractionnement des congés est fréquent, ce qui rend ce dispositif particulièrement pertinent.
Rappel du cadre légal
- Le salarié doit avoir pris au moins 12 jours ouvrables consécutifs de congés entre le 1er mai et le 31 octobre ;
- Les jours restants pris en dehors de cette période ouvrent droit à 1 ou 2 jours supplémentaires selon leur nombre ;
- La 5ᵉ semaine de congés payés ne donne pas droit à des jours de fractionnement ;
- Les entreprises peuvent prévoir des modalités différentes via un accord collectif ou une renonciation écrite du salarié.
Pourquoi le jour de fractionnement existe ?
Historiquement, ce dispositif vise à préserver l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle tout en donnant aux entreprises la flexibilité nécessaire pour assurer leur continuité d’activité.
Dans des secteurs comme le BTP, où les plannings sont dictés par la météo, la disponibilité du matériel et l’avancement des chantiers, cette mesure garantit une meilleure organisation du planning et du pointage des congés.