Pour se conformer à l’obligation de vigilance, le donneur d’ordre doit demander plusieurs documents obligatoires à son sous-traitant. Ces pièces permettent de garantir la légalité de l’entreprise, la protection des salariés et la sécurité du chantier. Voici les principaux documents à fournir et leur utilité :
Extrait d’immatriculation (Kbis ou Registre des Métiers)
Ce document prouve que l’entreprise est légalement enregistrée. Pour une société, il s’agit du Kbis délivré par le greffe du tribunal de commerce ; pour un artisan, d’un extrait d’inscription au Registre des Métiers. Le document doit dater de moins de 3 mois. Il constitue la première preuve de l’existence légale du sous-traitant.
Attestation de vigilance URSSAF ou MSA
Ce document certifie que le sous-traitant est à jour dans ses cotisations sociales. Il doit être renouvelé tous les 6 mois. Sans cette attestation, le donneur d’ordre s’expose à une responsabilité solidaire pour d’éventuelles dettes sociales du sous-traitant.
Attestation de régularité fiscale
Elle confirme que le sous-traitant respecte ses obligations fiscales (TVA, impôts sur les sociétés ou sur le revenu). Ce document est essentiel pour prouver que l’entreprise est en règle vis-à-vis de l’administration fiscale. Sa validité est généralement annuelle.
Liste nominative des salariés étrangers ou attestation sur l’honneur
Si le sous-traitant emploie des salariés étrangers hors Union Européenne, il doit fournir une liste nominative ou une attestation confirmant la régularité de leur situation. Cette exigence permet de lutter contre le travail illégal et doit être actualisée tous les 6 mois.
Assurance responsabilité civile professionnelle et assurance décennale
Ces assurances couvrent les dommages causés pendant ou après les travaux. La responsabilité civile professionnelle couvre les incidents immédiats, tandis que la décennale protège les ouvrages pendant 10 ans après réception. Ces documents doivent être valides sur toute la durée du chantier.
Certifications et qualifications (Qualibat, RGE, etc.)
Selon la nature des travaux, certaines certifications peuvent être demandées : Qualibat pour la compétence technique, RGE pour les travaux énergétiques, ou encore habilitations spécifiques (électricité, gaz, etc.). Elles renforcent la crédibilité du sous-traitant et sont souvent exigées dans les marchés publics.