Ouvriers du BTP
Maintien de salaire
Pour les ouvriers du Bâtiment, les conventions collectives nationales (Bâtiment & Travaux Publics) reprennent les règles du Code du travail : lorsqu’un jour férié est chômé dans l’entreprise,
le salaire doit être maintenu sans réduction, dès lors que le salarié remplit la condition légale d’ancienneté minimale de 3 mois.
Le jour férié chômé ne peut pas être récupéré, et l’employeur ne peut pas imposer de rattrapage d’heures sur chantier.
Dans la pratique, la quasi-totalité des entreprises BTP appliquent le maintien de salaire pour les ouvriers, car les chantiers sont rarement actifs un jour férié et l’organisation exige une gestion harmonisée des équipes.
Ancienneté & clauses de branche 2026
La branche BTP rappelle pour 2026 les mêmes règles que les années précédentes : l’ouvrier doit justifier d’au moins 3 mois d’ancienneté continue pour être payé un jour férié chômé.
Certaines conventions régionales peuvent être plus favorables, mais aucune règle moins favorable n’est possible.
En cas de changement de chantier ou d’affectation, l’ancienneté reste appréciée dans l’entreprise, et non sur un seul site.
Les emplois successifs (CDD, CDI) sont comptabilisés si la relation de travail n’a pas été interrompue.
ETAM et cadres
Dispositions conventionnelles applicables
Pour les ETAM et les cadres du BTP, les conventions collectives prévoient le maintien intégral de salaire lorsqu’un jour férié est chômé, sans condition particulière autre que l’ancienneté légale obligatoire.
Les règles pratiques sont plus simples que pour les ouvriers : les ETAM et cadres étant mensualisés, la rémunération d’un jour férié chômé n’entraîne aucune modification de la paie.
Aucune récupération d’heures n’est permise, et le salarié est payé comme s’il avait travaillé.
Les conventions n’introduisent pas de majorations supplémentaires pour un jour férié travaillé, mais des accords d’entreprise peuvent le faire (notamment dans les grands groupes de travaux publics).
Cas chantier 2026
Intempéries et modulation
Dans le BTP, les jours d’intempéries indemnisés (arrêt de chantier validé) ne modifient pas les règles du jour férié : si un jour férié tombe durant une période d’arrêt pour intempéries, il est traité comme un jour férié classique selon le statut du salarié.
Il n’est ni compensé, ni remplacé, et n’entraîne aucune déduction.
Les dispositifs de modulation du temps de travail sur chantier ne permettent pas non plus de compenser ou de déplacer un jour férié : le jour férié n’entre pas dans la modulation, et aucune récupération n’est autorisée.
Annualisation et spécificités BTP
Dans les entreprises du BTP qui annualisent le temps de travail ou qui fonctionnent par cycles hebdomadaires, le jour férié est neutralisé : il n’est pas comptabilisé comme une journée travaillée, et n’est jamais imputé comme une journée à récupérer.
Il est payé selon les règles légales ou conventionnelles, en fonction du statut du salarié.
Pour les équipes en déplacement, sur chantiers éloignés ou soumis à des horaires décalés, les indemnités liées au chantier (panier, trajet, grand déplacement) ne sont dues que lorsqu’il y a
travail effectif.
Si le jour férié est chômé, ces indemnités ne sont pas versées, sauf disposition contractuelle plus favorable.