Comprendre le fonctionnement des congés en N-1

Charlie Piancatelli
Publié le
Mis à jour le : Règles mises à jour (maladie non professionnelle, report de 15 mois, loi du 22 avril 2024) et sourcées ; titre corrigé, liens redirigés remplacés.
Actualités›Comprendre le fonctionnement des congés en N-1
Illustration de l’article sur le fonctionnement des congés N-1 et des congés payés en entreprise
4 minutes

Points clés :

  • Les congés N-1 sont les jours de congés payés acquis pendant la période de référence précédente.
  • Chaque salarié, en CDI, CDD ou intérim, à temps plein ou à temps partiel, acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables par an.
  • Le solde de congés N-1 se calcule en retirant des congés N-1 acquis les congés N-1 déjà pris ; ce solde apparaît sur le bulletin de paie en trois lignes : acquis, pris, solde.
  • Les congés sont pris pendant une période qui comprend toujours le 1ᵉʳ mai au 31 octobre, fixée par accord ou, à défaut, par l’employeur.

Entre congés N, congés N-1, période de référence et solde à prendre avant une date limite, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Pourtant, ces règles influencent directement la planification des absences, la gestion RH et même la paie. En France, l’acquisition et la prise des congés payés sont strictement encadrées par le Code du travail, et la loi du 22 avril 2024 a modifié les règles applicables en cas d’arrêt maladie.

Tim Management

Le meilleur des logiciels planning

Interface mobile et web d’un logiciel de planning et pointage chantier pour ouvriers du bâtiment

Que sont les congés N-1 selon le Code du travail ?

Les congés N-1 sont les jours de congés payés acquis pendant la période de référence précédente. Tout salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours ouvrables. À défaut d’accord, la période de référence commence le 1ᵉʳ juin ; dans le BTP, avec les caisses de congés, elle commence le 1ᵉʳ avril.

Les congés N-1 désignent les jours de congés payés qu’un salarié a acquis au cours de la période de référence précédente. Selon le Code du travail, tout salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours ouvrables (article L3141-3). Une fois la période de référence terminée, ces jours deviennent des CP N-1.

Sur la fiche de paie, ces congés apparaissent souvent sous la mention “Congés N-1” : ils correspondent aux jours acquis sur la dernière période écoulée. Les comprendre est essentiel pour lire son solde de congés payés et organiser la prise de congés dans l’entreprise.

La période de référence : comprendre le cycle du 1ᵉʳ juin au 31 mai

À défaut d’accord collectif, la période de référence pour l’acquisition des congés commence le 1ᵉʳ juin de chaque année (article R3141-4) : elle s’étend du 1ᵉʳ juin de l’année N-1 au 31 mai de l’année N. Ainsi, les congés acquis entre le 1ᵉʳ juin 2025 et le 31 mai 2026 constituent, à partir du 1ᵉʳ juin 2026, les congés N-1.

Ce fonctionnement cyclique permet d’identifier clairement :

  • les congés déjà acquis et mobilisables ;
  • les congés en cours d’acquisition ;
  • les éventuels reports ou pertes en fin de période.

Un accord d’entreprise ou de branche peut fixer un autre début de période. Dans le BTP, où les employeurs sont affiliés à une caisse de congés, la période de référence pour l’acquisition des congés commence le 1ᵉʳ avril (article R3141-4) ; le mécanisme N / N-1 reste identique. La période de prise des congés est distincte : elle comprend dans tous les cas le 1ᵉʳ mai au 31 octobre et est fixée par accord ou, à défaut, par l’employeur (article L3141-13, article L3141-16).

Pourquoi parle-t-on de “N” et “N-1” pour les congés payés ?

La distinction entre année N et année N-1 permet de séparer :

  • Année N : période d’acquisition en cours ;
  • Année N-1 : période d’acquisition précédente, dont les congés sont à prendre pendant la période de prise en cours.

Par exemple, en octobre 2026, avec une période de référence au 1ᵉʳ juin :

  • Les CP N correspondent aux congés acquis depuis le 1ᵉʳ juin 2026 (période qui se terminera le 31 mai 2027).
  • Les CP N-1 désignent les congés acquis entre le 1ᵉʳ juin 2025 et le 31 mai 2026.

Cette organisation est utilisée sur la plupart des fiches de paie et des SIRH, car elle rend la lecture du solde de congés plus simple.

Congés acquis, congés en cours d’acquisition et solde

Pour comprendre les congés N-1, il est indispensable de distinguer trois notions utilisées sur les bulletins de paie et dans les outils RH :

1. Les congés acquis

Les congés acquis sont les jours déjà cumulés par le salarié. Sur la fiche de paie, ce terme désigne le plus souvent les congés de la période de référence précédente, donc les congés N-1.

2. Les congés en cours d’acquisition (CP N)

Il s’agit des jours que le salarié est en train de cumuler pendant l’année N. Les congés peuvent être pris dès l’embauche, dans le respect de la période de prise et de l’ordre des départs fixés dans l’entreprise (article L3141-12).

3. Le solde de congés payés

Le solde correspond à la différence entre :

  • les congés acquis ;
  • et les congés déjà pris.

Exemple typique sur un bulletin de paie :

Congés Acquis Pris Solde
Congés N-1 30 jours 20 jours 10 jours
Congés N 7,5 jours 0 jour 7,5 jours

Cette lecture est essentielle pour anticiper la prise des congés et éviter la perte de jours.

Comment sont acquis les congés payés N-1 ?

Chaque salarié, en CDI, CDD ou intérim, à temps plein ou à temps partiel, acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables par an. Certaines absences comptent comme du travail effectif et, depuis la loi du 22 avril 2024, la maladie non professionnelle ouvre droit à 2 jours ouvrables par mois.

Les congés payés N-1 correspondent aux jours de congés acquis par le salarié au cours de la période de référence précédente. Le Code du travail prévoit un mode d’acquisition identique pour tous les salariés, en CDI, en CDD ou en intérim, à temps plein comme à temps partiel (Service-Public.fr).

Le calcul légal : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif

Selon l’article L3141-3 du Code du travail, chaque salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif chez le même employeur, dans la limite de 30 jours ouvrables, soit 5 semaines de congés payés.

Certaines périodes sont considérées comme du travail effectif pour l’acquisition des congés (article L3141-5), notamment :

  • les périodes de congé payé ;
  • les congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant, et d’adoption ;
  • les contreparties obligatoires en repos et les jours de RTT accordés au titre d’un accord d’aménagement du temps de travail ;
  • les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle ;
  • les arrêts pour accident ou maladie non professionnels, avec une règle d’acquisition particulière (voir ci-dessous).

À l’issue de la période de référence, les jours acquis deviennent les congés N-1.

Jours ouvrables ou jours ouvrés : quelle méthode s’applique ?

Le Code du travail exprime les congés en jours ouvrables :

  • 2,5 jours ouvrables par mois → 30 jours ouvrables maximum par an ;
  • décompte sur 6 jours par semaine (du lundi au samedi, hors jours fériés non travaillés).

L’employeur peut calculer les congés en jours ouvrés, à condition de garantir au salarié des droits au moins égaux à ceux calculés en jours ouvrables (Service-Public.fr). Sur 5 jours par semaine, 5 semaines représentent :

  • 25 jours ouvrés par an, soit environ 2,08 jours ouvrés par mois ;
  • décompte sur 5 jours par semaine (du lundi au vendredi).

Cette précision est essentielle pour comprendre un compteur de congés, car une entreprise peut indiquer 30 jours (ouvrables) ou 25 jours (ouvrés) pour un même volume de congés.

Cas particuliers : maladie, maternité, accident du travail, CDD, temps partiel

Certaines situations modifient l’acquisition des congés payés. Voici les cas les plus importants à connaître pour lire correctement un solde CP N-1.

1. La maladie non professionnelle

Depuis la loi du 22 avril 2024, l’arrêt pour maladie ou accident non professionnel ouvre droit à congés, à raison de 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence (article L3141-5-1).

2. L’accident du travail ou la maladie professionnelle (AT/MP)

Les périodes d’arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle sont assimilées à du travail effectif (article L3141-5) : elles ouvrent droit à 2,5 jours ouvrables par mois.

3. Le congé maternité, adoption ou paternité

Ces congés sont assimilés à du temps de travail effectif pour l’acquisition des congés (article L3141-5).

4. Le CDD

Les salariés en CDD acquièrent leurs congés dans les mêmes conditions : 2,5 jours ouvrables par mois. En fin de contrat, les congés non pris donnent lieu à une indemnité compensatrice de congés payés (article L3141-28).

5. Le temps partiel

Un salarié à temps partiel bénéficie de 2,5 jours ouvrables par mois, comme un salarié à temps plein (Service-Public.fr). Seule la rémunération des congés varie, pas le nombre de jours.

Ces cas particuliers expliquent pourquoi deux salariés ayant travaillé la même année peuvent afficher des soldes de congés N-1 différents.

Responsable RH souriante travaillant derrière son ordinateur dans un bureau moderne

Comment calculer ses congés payés N-1 ?

Le solde de congés N-1 se calcule en retirant des congés N-1 acquis les congés N-1 déjà pris ; ce solde apparaît sur le bulletin de paie en trois lignes : acquis, pris, solde. Par exemple, un salarié qui a acquis 30 jours et en a pris 20 dispose encore de 10 jours de congés N-1.

Le calcul des congés payés N-1 repose sur une méthode simple et strictement encadrée par le Code du travail. Pour connaître le solde de congés réellement utilisable pendant l’année en cours, il faut comparer le nombre de jours acquis durant la période N-1 et le nombre de jours déjà pris depuis le début de la nouvelle période de référence.

Ce calcul apparaît généralement en bas du bulletin de paie sous la forme de trois lignes :
« Acquis », « Pris », « Solde ».

La formule de calcul du solde N-1

Pour déterminer son solde de congés N-1, on applique la formule suivante :

Solde de congés N-1 = Congés N-1 acquis – Congés N-1 déjà pris

Cette formule est valable que l’entreprise calcule les congés en jours ouvrables (méthode légale) ou en jours ouvrés (méthode conventionnelle ou accord d’entreprise).

Le résultat obtenu représente le nombre de jours que le salarié peut encore prendre avant la fin de la période de prise fixée dans l’entreprise.

Exemple concret : calcul du solde N-1 et du solde N

Voici un exemple couramment utilisé par les services RH pour expliquer la lecture du compteur de congés payés sur une fiche de paie. Supposons qu’un salarié ait acquis des congés sur la base légale (2,5 jours/mois).

Type de congés Acquis Pris Solde
Congés N-1 30 jours 20 jours 10 jours
Congés N 7,5 jours 0 jour 7,5 jours

Dans cet exemple :

  • Le salarié a acquis 30 jours de congés N-1.
  • Il en a utilisé 20 jours depuis le 1ᵉʳ juin de l’année N.
  • Il lui reste donc 10 jours de congés N-1 à poser avant la fin de la période de prise.
  • En parallèle, il a commencé à cumuler des jours pour l’année N (7,5 jours).

Son solde total de congés payés disponible à date est donc de :

10 jours (N-1) + 7,5 jours (N) = 17,5 jours

Erreur fréquente : confondre solde N-1 et solde N

De nombreux salariés — et parfois même des managers — confondent les CP N-1 et les CP N, alors que leur finalité est totalement différente.

1. Congés N-1 : immédiatement utilisables

Ce sont les congés déjà acquis au titre de la période précédente. Ils doivent être soldés avant la fin de la période de prise fixée par accord ou, à défaut, par l’employeur.

2. Congés N : en cours d’acquisition

Ils correspondent aux jours que le salarié cumule au fil des mois de l’année en cours. Les congés peuvent être pris dès l’embauche, dans le respect de la période de prise et de l’ordre des départs (article L3141-12) ; en pratique, beaucoup d’entreprises les ouvrent à la période suivante.

3. Conséquence de la confusion

Confondre les deux soldes peut entraîner :

  • une mauvaise anticipation du planning des congés ;
  • la perte de jours N-1 non pris à la fin de la période de prise ;
  • des erreurs de lecture sur la fiche de paie (ex : penser disposer de 25 jours alors qu’une partie est en N et non utilisable immédiatement).

Bien distinguer ces deux compteurs est indispensable pour éviter une mauvaise planification et respecter la période de prise.

Quelles règles pour la prise, la perte et le report des congés N-1 ?

Les congés sont pris pendant une période qui comprend toujours le 1ᵉʳ mai au 31 octobre, fixée par accord ou, à défaut, par l’employeur. Le report des jours non pris suppose l’accord de l’employeur, sauf maladie ou accident, qui ouvre une période de report de quinze mois ; en cas de rupture du contrat, une indemnité compensatrice est due.

Les congés sont pris pendant une période qui comprend dans tous les cas le 1ᵉʳ mai au 31 octobre (article L3141-13). La période de prise et l’ordre des départs sont fixés par accord collectif ou, à défaut, par l’employeur après avis, le cas échéant, du comité social et économique (article L3141-16). La possibilité de poser des congés par demi-journée dépend des règles de l’entreprise.

Congés N-1 non pris : principe et exceptions

Le report des congés non pris pendant la période de prise n’est possible qu’en cas d’accord entre l’employeur et le salarié ; en l’absence d’accord ou d’usage prévoyant un report, l’employeur n’est pas obligé de l’accepter (Service-Public.fr). Les jours non pris ne sont pas obligatoirement perdus : ils peuvent être payés si des dispositions conventionnelles le prévoient.

Une indemnisation est due en cas de rupture du contrat (CDI, CDD, démission, licenciement, rupture conventionnelle) : c’est l’indemnité compensatrice de congés payés.

Dans quels cas les congés N-1 peuvent-ils être reportés ?

Lorsqu’un salarié n’a pas pu prendre ses congés pendant la période de prise en raison d’une maladie ou d’un accident, il bénéficie d’une période de report de quinze mois (article L3141-19-1). Cette période débute lorsque l’employeur lui a communiqué, dans le mois qui suit la reprise du travail, le nombre de jours de congé dont il dispose et la date jusqu’à laquelle ils peuvent être pris (article L3141-19-3).

Un report est également possible lorsque :

  • un accord collectif, un usage ou l’employeur lui-même l’autorise ;
  • le salarié travaille à temps partiel annualisé et qu’un accord le prévoit, jusqu’au 31 décembre de l’année suivante (Service-Public.fr).

Conséquences en cas de rupture du contrat

Lorsque le contrat est rompu avant que le salarié ait pris tous ses congés, il reçoit une indemnité compensatrice pour la fraction non prise, que la rupture soit du fait du salarié ou de l’employeur (article L3141-28).

Obligations de l’employeur

Au retour d’un arrêt pour maladie ou accident, l’employeur doit informer le salarié, dans le mois qui suit la reprise, du nombre de jours de congé dont il dispose et de la date limite pour les prendre, par tout moyen donnant date certaine, notamment le bulletin de paie (article L3141-19-3).

Une gestion rigoureuse des congés N-1 est donc indispensable pour éviter les litiges.

Conclusion pour bien comprendre les congés N-1

Les congés N-1 jouent un rôle essentiel dans la gestion des absences et de la paie. En connaissant la période de prise, les règles de calcul et les conditions de report, salariés et employeurs évitent les pertes de jours, les litiges et les erreurs de bulletin de salaire. Depuis la loi du 22 avril 2024, l’arrêt maladie non professionnel ouvre droit à congés et l’employeur doit informer le salarié de ses droits à son retour d’arrêt. Une gestion rigoureuse, soutenue par un outil RH ou un logiciel adapté, aide à suivre les compteurs et à organiser les départs.

Sources

  1. Code du travail, art. L3141-3 (deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif, trente jours au plus) (10 oct. 2026)
  2. Code du travail, art. L3141-5 (périodes assimilées à du travail effectif, dont maladie non professionnelle) (10 oct. 2026)
  3. Code du travail, art. L3141-5-1 (deux jours ouvrables par mois d'arrêt maladie non professionnel, vingt-quatre jours au plus) (10 oct. 2026)
  4. Code du travail, art. R3141-4 (période de référence au 1er juin, au 1er avril dans les professions affiliées à une caisse) (10 oct. 2026)
  5. Code du travail, art. L3141-12 (congés pris dès l'embauche, dans le respect de la période de prise et de l'ordre des départs) (10 oct. 2026)
  6. Code du travail, art. L3141-13 (période de prise comprenant le 1er mai au 31 octobre) (10 oct. 2026)
  7. Code du travail, art. L3141-16 (période de prise et ordre des départs fixés par l'employeur à défaut d'accord) (10 oct. 2026)
  8. Code du travail, art. L3141-19-1 (report de quinze mois en cas de maladie ou d'accident) (10 oct. 2026)
  9. Code du travail, art. L3141-19-3 (information du salarié dans le mois qui suit la reprise) (10 oct. 2026)
  10. Code du travail, art. L3141-28 (indemnité compensatrice de congé en cas de rupture du contrat) (10 oct. 2026)
  11. Service-Public.fr, fiche F2258 « Congés payés du salarié dans le secteur privé », vérifiée le 30 avril 2026 (report, jours ouvrés, temps partiel, maladie) (10 oct. 2026)
Charlie Piancatelli

Rédigé par

Charlie Piancatelli

Co-fondateur de Tim Management

Co-fondateur de Tim. Traducteur officiel des problématiques du BTP en solutions qui marchent vraiment. Passionné par les logiciels du bâtiment et les solutions RH, il transforme le pointage, la planification et la gestion des équipes en outils simples, fluides et enfin utilisables sur chantier. Son truc : comprendre le terrain, éliminer la paperasse et faire gagner du temps aux pros qui n’en ont jamais. Objectif : moins d’administratif, plus de chantiers qui avancent

Tous les articles de Charlie Piancatelli · LinkedIn

Résumer cet article avec :

Questions fréquentes

Les congés N-1 sont les jours de congés payés acquis pendant la période de référence précédente, c’est-à-dire la période d’acquisition (du 1ᵉʳ juin N-1 au 31 mai N, sauf accord prévoyant une autre période, et du 1ᵉʳ avril au 31 mars dans le BTP). Ce sont les congés à prendre pendant la période de prise en cours, qui est distincte.

Jusqu’à la fin de la période de prise fixée par accord ou, à défaut, par l’employeur ; elle comprend toujours le 1ᵉʳ mai au 31 octobre. Passé ce délai, les jours non pris peuvent être perdus, sauf report convenu, dispositions conventionnelles ou report de quinze mois en cas de maladie ou d’accident.

Pas toujours. Le report n’est possible qu’en accord avec l’employeur, mais les jours non pris peuvent être payés si la convention collective le prévoit. En cas de maladie ou d’accident, le salarié bénéficie d’une période de report de quinze mois (article L3141-19-1 du Code du travail).

Le Code du travail ne fixe pas de règle sur la demi-journée : cela dépend de l’accord collectif ou des règles internes de l’entreprise. Renseignez-vous auprès de votre service RH. La période de prise et l’ordre des départs sont, eux aussi, fixés par accord collectif ou, à défaut, par l’employeur.

Chantier de construction avec grue et structure en cours, illustrant un logiciel de planning et pointage chantier

Tim Management

Votre logiciel de suivi de chantier

Premier mois offert

Articles liés

Repos compensateur dans le BTP : règles et calcul
5 octobre 2026·9 min

Repos compensateur dans le BTP : règles et calcul 2026

Points clés : La contrepartie obligatoire en repos (COR) s’applique aux heures supplémentaires effectuées au-delà du contingent annuel fixé par la convention ou l’accord applicable ; dans le bâtiment, les sources officielles ne donnent pas le même chiffre. À défaut d’accord, la contrepartie est de 50 % dans les entreprises de 20 salariés au plus et de 100 % au-delà ; un accord ne peut pas prévoir moins. Le repos compensateur de remplacement (RCR) remplace tout ou partie du paiement des heures supplémentaires par du repos, par accord collectif ou, sans délégué syndical, par décision de l’employeur si le CSE ne s’y oppose pas. Le droit au repos s’ouvre dès 7 heures acquises, le repos se prend dans les deux mois et le compteur figure sur un document annexé au bulletin de paie. Définition : La paie BTP désigne l’ensemble des règles de rémunération propres au bâtiment et aux travaux publics, dont le calcul du repos compensateur lié aux heures supplémentaires. Le contingent annuel d’heures supplémentaires dépend de la convention ou de l’accord applicable, et les sources ne concordent pas pour le bâtiment : cet article rapporte ce que dit chacune. Cet article détaille le calcul du repos compensateur, ses taux et son suivi. Les feuilles d’heures BTP de Tim affichent le détail des heures de chaque ouvrier sur une vue hebdomadaire ou mensuelle. Mal calculé, le repos compensateur expose l’employeur à des rappels de salaire et à des litiges prud’homaux. Voici les règles claires et les méthodes de calcul à jour.

Lire l'article →
Arrêt maladie courte durée dans le BTP : règles pour l’employeur
18 septembre 2026·9 min

Arrêt maladie courte durée BTP : règles employeur 2026

Points clés : En arrêt maladie courte durée, le salarié BTP subit un délai de carence Sécurité sociale de 3 jours avant les indemnités journalières (IJSS). La loi impose un complément de salaire à partir d’1 an d’ancienneté, après 7 jours de carence. La convention collective peut prévoir des dispositions plus favorables (fiche Service-Public F3053). Sans subrogation, l’employeur transmet les éléments de salaire en DSN dans les 5 jours qui suivent la connaissance de l’arrêt ; avec subrogation, dès réception de l’arrêt et au plus tard avec la DSN mensuelle (Assurance maladie). Le calcul de la paie BTP en cas d’arrêt court croise carence, subrogation, IJSS et régime de prévoyance PRO BTP. Définition : La paie BTP désigne l’ensemble des règles de rémunération propres au secteur du bâtiment et des travaux publics, avec des dispositifs comme la caisse de congés payés et la prévoyance PRO BTP. En 2026, un arrêt maladie de courte durée reste l’un des cas de paie les plus complexes à traiter pour un employeur du BTP, car il mêle carence, maintien de salaire et subrogation. Cet article détaille chaque règle applicable au bulletin de salaire. Avec le pointage mobile de Tim, les absences se déclarent depuis le chantier, avec un suivi centralisé au bureau. Voici les règles applicables, à jour 2026.

Lire l'article →
Chômage intempéries BTP : conditions et indemnisation
16 septembre 2026·9 min

Chômage intempéries BTP : conditions et indemnisation 2026

Points clés : Le chômage intempéries indemnise les salariés du BTP lorsque l’employeur arrête le chantier parce que les conditions atmosphériques ou les inondations rendent le travail dangereux ou impossible. L’employeur verse l’indemnité à l’échéance normale de la paie, puis la caisse de congés payés du BTP lui en rembourse une partie. L’indemnité est due à partir de la 2e heure perdue, dans la limite des trois quarts du salaire, de 9 heures par jour, 45 heures par semaine et 55 indemnités journalières par année civile. Une déclaration provisoire est due dans les 120 heures qui suivent l’arrêt, puis une déclaration définitive dans le mois qui suit la reprise du travail. Définition : La paie BTP intègre un dispositif spécifique, le chômage intempéries, qui indemnise les salariés du bâtiment et des travaux publics lorsque le chantier est arrêté à cause de la canicule, de la neige, du gel, du verglas, de la pluie, du vent fort ou d’inondations. Ce régime, fixé par le Code du travail et géré par les caisses de congés payés du BTP, répartit la charge des indemnités entre les entreprises. Cet article détaille les conditions 2026, le calcul de l’indemnité et les démarches.

Lire l'article →

Tous les articles « Paie & RH »

Démo gratuite

Demander une démo

Sans engagementRéponse en moins de 20 minMise en place rapide
Logo SPTP entreprise de travaux publics équipée du logiciel Tim Management
Logo Pro11 entreprise utilisatrice de Tim Management
Logo GTM Bâtiment du groupe Vinci utilisant Tim Management
Logo ERB société du BTP partenaire du logiciel Tim Management
Logo ENF entreprise de construction équipée du logiciel Tim Management
Logo Afonso Bâtiment partenaire de Tim Management
Logo SPTP entreprise de travaux publics équipée du logiciel Tim Management
Logo Pro11 entreprise utilisatrice de Tim Management
Logo GTM Bâtiment du groupe Vinci utilisant Tim Management
Logo ERB société du BTP partenaire du logiciel Tim Management
Logo ENF entreprise de construction équipée du logiciel Tim Management
Logo Afonso Bâtiment partenaire de Tim Management