Chaque salarié, en CDI, CDD ou intérim, à temps plein ou à temps partiel, acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables par an. Certaines absences comptent comme du travail effectif et, depuis la loi du 22 avril 2024, la maladie non professionnelle ouvre droit à 2 jours ouvrables par mois.
Les congés payés N-1 correspondent aux jours de congés acquis par le salarié au cours de la période de référence précédente. Le Code du travail prévoit un mode d’acquisition identique pour tous les salariés, en CDI, en CDD ou en intérim, à temps plein comme à temps partiel (Service-Public.fr).
Le calcul légal : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif
Selon l’article L3141-3 du Code du travail, chaque salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif chez le même employeur, dans la limite de 30 jours ouvrables, soit 5 semaines de congés payés.
Certaines périodes sont considérées comme du travail effectif pour l’acquisition des congés (article L3141-5), notamment :
- les périodes de congé payé ;
- les congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant, et d’adoption ;
- les contreparties obligatoires en repos et les jours de RTT accordés au titre d’un accord d’aménagement du temps de travail ;
- les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle ;
- les arrêts pour accident ou maladie non professionnels, avec une règle d’acquisition particulière (voir ci-dessous).
À l’issue de la période de référence, les jours acquis deviennent les congés N-1.
Jours ouvrables ou jours ouvrés : quelle méthode s’applique ?
Le Code du travail exprime les congés en jours ouvrables :
- 2,5 jours ouvrables par mois → 30 jours ouvrables maximum par an ;
- décompte sur 6 jours par semaine (du lundi au samedi, hors jours fériés non travaillés).
L’employeur peut calculer les congés en jours ouvrés, à condition de garantir au salarié des droits au moins égaux à ceux calculés en jours ouvrables (Service-Public.fr). Sur 5 jours par semaine, 5 semaines représentent :
- 25 jours ouvrés par an, soit environ 2,08 jours ouvrés par mois ;
- décompte sur 5 jours par semaine (du lundi au vendredi).
Cette précision est essentielle pour comprendre un compteur de congés, car une entreprise peut indiquer 30 jours (ouvrables) ou 25 jours (ouvrés) pour un même volume de congés.
Cas particuliers : maladie, maternité, accident du travail, CDD, temps partiel
Certaines situations modifient l’acquisition des congés payés. Voici les cas les plus importants à connaître pour lire correctement un solde CP N-1.
1. La maladie non professionnelle
Depuis la loi du 22 avril 2024, l’arrêt pour maladie ou accident non professionnel ouvre droit à congés, à raison de 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence (article L3141-5-1).
2. L’accident du travail ou la maladie professionnelle (AT/MP)
Les périodes d’arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle sont assimilées à du travail effectif (article L3141-5) : elles ouvrent droit à 2,5 jours ouvrables par mois.
3. Le congé maternité, adoption ou paternité
Ces congés sont assimilés à du temps de travail effectif pour l’acquisition des congés (article L3141-5).
4. Le CDD
Les salariés en CDD acquièrent leurs congés dans les mêmes conditions : 2,5 jours ouvrables par mois. En fin de contrat, les congés non pris donnent lieu à une indemnité compensatrice de congés payés (article L3141-28).
5. Le temps partiel
Un salarié à temps partiel bénéficie de 2,5 jours ouvrables par mois, comme un salarié à temps plein (Service-Public.fr). Seule la rémunération des congés varie, pas le nombre de jours.
Ces cas particuliers expliquent pourquoi deux salariés ayant travaillé la même année peuvent afficher des soldes de congés N-1 différents.