La création du matricule RH intervient dès l’embauche du salarié. L’employeur choisit librement le format (numérique séquentiel, alphanumérique, combiné avec un code chantier), à condition de garantir l’unicité du numéro dans tout le registre du personnel. En 2026, les PME du BTP de moins de 50 salariés privilégient à 63 % un format numérique séquentiel simple, selon le baromètre Sage-CAPEB 2025.
Étape 1 : Définir une convention de numérotation
Avant toute attribution, fixez une règle claire. Exemples courants dans le BTP :
- Séquentiel pur : 001, 002, 003… Simple, adapté aux TPE de moins de 20 salariés.
- Année + séquence : 2026-001, 2026-002… Permet de repérer l’année d’embauche au premier coup d’œil.
- Code métier + séquence : MAC-001 (maçon), ELE-001 (électricien)… Pratique pour les entreprises multi-corps de métier.
Étape 2 : Enregistrer dans le registre unique du personnel
L’article L1221-13 du Code du travail impose la tenue d’un registre unique du personnel. Le matricule doit y figurer dès le premier jour du contrat, aux côtés de l’identité, de la date d’entrée et de la qualification.
Étape 3 : Intégrer le matricule dans les outils RH et chantier
Pour éviter les doubles saisies, paramétrez le matricule dans votre logiciel de paie, votre outil de suivi de temps et vos plannings. Les solutions comme TIM Management synchronisent automatiquement le matricule entre le suivi des heures chantier et l’export paie, ce qui supprime les erreurs de ressaisie.
Étape 4 : Ne jamais réattribuer un matricule
Même après le départ d’un salarié, son matricule doit rester « gelé ». L’URSSAF peut effectuer un contrôle sur les cinq dernières années : la réattribution crée des incohérences dans les déclarations DSN et expose l’entreprise à des redressements.