Les frais kilométriques correspondent aux dépenses engagées par un salarié ou un dirigeant qui utilise son véhicule personnel pour des déplacements professionnels. Dans le BTP, ils couvrent principalement les trajets domicile-chantier et les déplacements inter-chantiers, déductibles sous conditions via la déclaration de frais réels.
Quels trajets sont éligibles dans le secteur du bâtiment ?
Les déplacements professionnels dans le BTP se distinguent des trajets classiques domicile-bureau. Les ouvriers, conducteurs de travaux et chefs de chantier se rendent souvent sur des sites temporaires, ce qui élargit le périmètre des frais déductibles.
- Trajet domicile-chantier : déductible si la distance est inférieure ou égale à 40 km (au-delà, justification obligatoire de circonstances particulières).
- Déplacements inter-chantiers : intégralement déductibles dès lors qu’ils sont réalisés dans le cadre de la mission professionnelle.
- Trajets vers les fournisseurs ou négoces : déductibles s’ils sont documentés et liés à l’activité.
Attention : les indemnités de déplacement versées par l’employeur (primes de trajet BTP) viennent en déduction du montant déclaré. Pour comprendre le fonctionnement de ces primes, consultez notre guide sur les primes de déplacement dans le BTP.
Frais réels ou abattement forfaitaire de 10 % : quel choix en 2026 ?
Chaque contribuable doit choisir entre la déduction forfaitaire de 10 % et la déclaration aux frais réels. Pour un ouvrier BTP parcourant 25 000 km par an avec un véhicule de 6 CV, les frais réels dépassent largement le forfait.
En 2026, le plafond de l’abattement forfaitaire reste fixé à 14 171 € (montant 2025 reconduit). Si vos frais kilométriques cumulés dépassent 10 % de votre salaire net imposable, l’option frais réels est financièrement avantageuse — et c’est très souvent le cas pour les métiers du BTP.