Pour calculer le complément de salaire maladie en 2026, l’employeur doit soustraire les IJSS du montant de maintien conventionnel (90 % ou 100 % du salaire net selon la CCN applicable), en tenant compte du délai de carence et de la durée d’indemnisation liée à l’ancienneté du salarié.
Étape 1 : déterminer le salaire journalier de référence
Prenez le salaire brut des 3 derniers mois précédant l’arrêt. Divisez par 91,25 (nombre de jours calendaires moyens sur un trimestre). En 2026, pour un ouvrier BTP gagnant 2 400 € brut/mois, le salaire journalier de base est d’environ 78,90 €.
Étape 2 : calculer les IJSS
La CPAM verse 50 % du salaire journalier de base, soit environ 39,45 € dans notre exemple. Le plafond 2026 est fixé à environ 53,31 € brut/jour (50 % de 1,8 × SMIC mensuel / 30,42).
Étape 3 : calculer le complément employeur
Si la CCN BTP prévoit un maintien à 100 % du net, l’employeur verse la différence entre le salaire net journalier et les IJSS nettes perçues par le salarié. Sur notre exemple :
- Salaire net journalier estimé : ~62 €
- IJSS nettes (après CSG/CRDS) : ~36,50 €
- Complément employeur : ~25,50 €/jour
Ce calcul doit être ajusté chaque mois en fonction des IJSS réellement versées. Un outil de calcul du temps de travail comme celui proposé par TIM Management permet de fiabiliser le suivi des jours d’absence et d’éviter les écarts en paie.
Étape 4 : vérifier la subrogation
L’employeur peut pratiquer la subrogation : il avance les IJSS au salarié et se fait rembourser directement par la CPAM. Cette pratique, quasi systématique dans les PME du BTP selon la FFB, simplifie la gestion mais nécessite un suivi rigoureux de trésorerie.