Par principe, le temps de pause n’est pas considéré comme du temps de travail effectif et n’est donc pas rémunéré, sauf disposition conventionnelle ou contractuelle contraire. Toutefois, si le salarié reste à la disposition de l’employeur pendant sa pause — par exemple, un ouvrier qui doit rester joignable sur le chantier pour des raisons de sécurité —, la pause doit être comptée et payée comme du temps de travail effectif.
Pause payée ou non payée : les critères de distinction
Selon le site Service-Public.fr (mis à jour en 2025), le critère déterminant est la liberté de vaquer à ses occupations personnelles. Si le salarié peut quitter son poste et circuler librement, la pause n’est pas rémunérée. En revanche, si des contraintes liées au chantier (éloignement, sécurité, manipulation d’engins) l’obligent à rester sur site, la rémunération s’impose.
| Critère |
Pause non rémunérée |
Pause rémunérée |
| Liberté de circulation |
Le salarié quitte son poste librement |
Le salarié reste sur le chantier |
| Disponibilité employeur |
Aucune sollicitation possible |
Le salarié reste joignable/disponible |
| Port d’EPI obligatoire |
Non |
Oui (zone à risque) |
Impact sur le calcul des heures supplémentaires
Lorsque la pause est requalifiée en temps de travail effectif, elle entre dans le calcul du seuil de déclenchement des heures supplémentaires (35 h hebdomadaires). En 2025, l’URSSAF a renforcé les contrôles sur le décompte du temps de travail dans les PME du BTP, avec une hausse de 15 % des redressements liés aux heures supplémentaires mal déclarées selon le rapport annuel de l’ACOSS publié en juin 2025.
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